Maintenir une vie sociale animée et bien faire son job sont deux choses qui peuvent devenir difficiles en phase de ménopause. Certaines femmes présentent des symptômes tellement sévères que cela en devient gênant.

Le cas Elisa

Élisa, 54 ans, témoigne de son expérience :

« Directrice commerciale dans une grande entreprise, je suis une femme de carrière qui est passionnée par son boulot. Je préside souvent des conférences et j’organise des réunions d’équipe pour motiver mes collaborateurs. Mais voilà maintenant, quelque temps déjà que je commence à avoir des bouffées de chaleur de nuit comme de jour (environ 4 ou 5 par jour). Je commence par ressentir une immense chaleur interne et je transpire abondamment. Cela ne dure que quelques minutes, mais c’est un vrai supplice surtout lorsque je dois prendre la parole en public et que je suis complètement trempée. Je ne sais plus où me mettre dans ce genre de situation. À quelques années de la retraite, je ne me vois pas du tout redémarrer dans une nouvelle entreprise à un nouveau poste ».

Le cas d’Élisa nous rappelle que la ménopause est encore un sujet tabou au travail. On ne l’évoque pas par honte ou par peur et beaucoup de femmes vivent cette période en silence. La crainte de perdre leur travail est une des premières raisons qui empêchent les femmes de parler de leur ménopause.

C’est d’autant plus compliqué qu’une femme ne peut pas avoir de traitements de faveur ou demander des aménagements particuliers, sous prétexte qu’elle traverse cette phase délicate.

Impact sur la vie professionnelle

Être une femme active ménopausée implique de nombreux paramètres. D’abord, un quotidien rempli de petits soucis de santé pouvant aller d’une simple rougeur excessive à des malaises vagauxEnsuite, il y a l’impact moral qui ne doit pas être négligé. La simple évocation d’une baisse de productivité des femmes ménopausées peut avoir de sérieux impacts. Le sentiment d’inutilité se renforce et certaines personnes plongent dans un état dépressif : anxiété, angoisse, irritabilité, nervosité. Sans compter que les femmes en ménopause deviennent plus sensibles au stress. Or, on sait que le stress est un facteur déclencheur des bouffées-de-chaleur nocturnesLes insomnies cumulées au travail provoquent des états de fatigue intenses qui nuisent à la concentration et à la mémoire, deux éléments indispensables au bureau.

Les solutions d’Elisa

Son témoignage poignant m’a donné d’en savoir plus sur les petites astuces et les remèdes qu’Élisa a utilisés pour se reprendre en main. Comme elle avait besoin de résultats concrets et rapides, elle a parcouru et lu pratiquement, tous les blogs sur le sujet. C’est ainsi qu’Élisa a découvert comment on pouvait empêcher la chaleur de monter en faisant des exercices de respiration. Elle a mis en pratique quelques bons conseils peu coûteux, et qui se sont pourtant, révélés très efficaces. Par exemple, dès qu’elle sent une poussée de chaleur arrivée, elle sort son mini-ventilateur de son sac et peut l’utiliser partout. Il est silencieux et ne gênera personne à priori.

Élisa a également refait sa garde-robe. Elle était habituée à des costumes très moulants pour marquer sa silhouette et avoir une bonne présentation. Mais elle a rapidement compris qu’à 54 ans, elle pouvait se permettre des vêtements plus amples et toujours rester à la page en matière de mode vestimentaire.

Pour mieux gérer le stress, Élisa a également pris l’habitude d’arriver 15 à 20 minutes avant le début d’une conférence ou d’une réunion. Elle a ainsi, le temps de reprendre son souffle, de se rafraîchir et de se mettre à l’aise. Enfin, elle use et abuse des post-it et de son agenda électronique pour aider sa mémoire défaillante.